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Indiens - Idées reçues

Tout le monde connaît parfaitement le "peau rouge" ou indien d'Amérique. Sa personnalité ses coutumes et ses croyances ont été l'objet d'innombrables livres et films épiques ou il est représenté comme un sauvage emplumé dont la coutume barbare consiste à collectionner les scalps, ce qui le rapproche des chasseurs de têtes d'Amazonie.
Ses réflexes sont lents, c'est pourquoi il ne ressent pas la douleur et peut pratiquer les rites les plus cruels sans sourciller. Il n'a pas de coeur et torture sans pitié ses victimes impuissantes. Il traite ses nombreuses femmes comme des bêtes de somme. Il ne respecte jamais les traités et gagne les batailles uniquement grâce à la supériorité numérique ou la trahison, car en combat loyal, sa valeur est loin d'atteindre celle des courageux soldats blancs. L’indien, naturellement peu loquace, est taciturne, il sourit rarement et ne parle que par brèves monosyllabes.


 
LES INDIENS SONT DE GRANDS BAVARDS

Voici 150 ans que les indiens s'efforcent de perpétuer ces mythes, afin de ne pas désappointer les blancs qui les ont imaginés!! En effet, selon les nombreux historiens américains ayant étudié les indiens de très près et dont certains ont vécu des dizaines d'années par mis eux, jamais le portrait d'une race n'a été altéré avec autant de désinvolture.
S'il est parfois exact que les indiens ne parlent guère lorsqu'ils se trouvent au milieu d'hommes blancs, cette attitude exige de leur part un véritable effort et ils ne font là que jouer un rôle qui leurs a été imposé par la littérature et le cinéma.
En réalité, l'indien est un individu loquace et adorant les plaisanteries. Celles-ci sont d'un caractère plutôt pratique que spirituel, mais ne sont jamais cruelles.
Les "peaux-rouges" ont un instinct si grégaire que rien ne leur plait autant que les fréquents conseils de tribus, au cours desquels ils tiennent d'interminables palabres. A l'heure actuelle ils parcourent encore des centaines de km a cheval ou dans de vielles automobiles, afin prendre la parole dans ces "pow-wow".
Lorsque les premiers trafiquants blancs explorèrent l'ouest, ils se moquaient de la naïveté des peaux-rouges avec lesquels ils échangeaient des miroirs contre des fourrures. Mais en fait les miroirs rendaient aux indiens autant de services que les fourrures en rendaient aux blancs, car ils leur permettaient d'utiliser un code de signaux lumineux beaucoup plus rapide que les fameux nuages de fumée.

INSENSIBILITE

Les premiers Américains attribuaient l'insensibilité apparente des indiens a leur réflexes plus lents que ceux des blancs. L’absence de manifestations extérieures semblait prouver que les indiens ne ressentaient pas la douleur au même degré qu'eux. En réalité, ils ont exactement les mêmes réflexes et éprouvent les mêmes souffrances que nous, mais ils ont appris à maîtriser leur douleur et à cacher leurs émotions.
Ceci ne veut pas dire comme l'ont laissé supposer certaines narrations que les enfants indiens soient torturés pour apprendre à supporter la douleur.
les historiens s'accordent pour déclarer qu'aucun d'entre eux n'a jamais vu un indien ou une indienne gifler un enfant, ce qui n'empêche pas les jeunes indiens d'être -parait-il- les enfant les mieux élevés. Un petit indien ne crie pas quand il souffre. Il n'éprouve nulle peur pour un châtiment corporel qui n'existe pas, mais plutôt la crainte du ridicule et le désir d'égaler son père ou ses aînés, dont il est toujours extrêmement fier.
La cruauté légendaire des indiens dans les combats ne s'est manifestée qu'a l'apparition des blancs. Avant eux, les batailles étaient conduites suivant des règles qui transformaient les guerres en une véritable compétition chevaleresque. L’une de ces règles ne disait-elle pas qu'un homme n'avait le droit de frapper son ennemi que quatre fois au total? S'il le tuait au premier coup, il lui était permis d'en assener trois autres. Un homme pouvait également être frappé par quatre guerriers différents, mais il ne devait en aucun cas recevoir plus de quatre coups. Les honneurs de la guerre se gagnaient par divers exploits, qui devaient être certifiés exacts par des témoignages irréfutables, même au cours de la mêlée la plus confuse. Chaque fait d'armes valait une plume à son auteur.

LES PLUMES ETAIENT RARES

Ceci nous amène aux hordes hurlantes d'indiens couvertes de plumes de la tête aux pieds que l'on voit déferler sur tous les écrans de cinéma. En réalité très peu d'indiens en portaient, car chaque plume était le signe d'une distinction spéciale gagnée au cours d'une bataille, distinction décernée uniquement suivant un code très compliqué.
Le grand chef CRAZY HORSE (cheval fou), l'un des plus grands guerriers de l'histoire indienne, ne s'est jamais rendu au combat avec le crâne couronné de plumes.
Sa seule marque distinctive consistait en de simples signes blancs dessinés sur son front et ses pommettes, ainsi que quelques pierres blanches sacrées attachées à sa chevelure.

UNE INVENTION ANGLAISE: LE SUPPLICE DU SCALP.

L'une des coutumes les plus barbares et les plus réputées des indiens -le scalp de leur ennemis- n'est pas d'origine indienne. Elle fut imaginée par les blancs au cours de la guerre que les anglais livrèrent aux français, avec l’appui de certaines tribus peaux-rouges. Les anglais exigeant de leurs alliés indiens la preuve irréfutable du nombre d'ennemis qu'ils avaient tués, les peaux-rouges coupaient purement et simplement les têtes de leurs victimes et les jetaient aux pieds de leurs alliés.
Les anglais considérèrent cependant ce système comme quelque peu répugnant. Ils ordonnèrent donc aux indiens de ne rapporter que la chevelure. L'idée plut aux peaux-rouges et se répandit d'une tribu a l'autre. Elle devança les blancs américains dans leur conquête vers l'ouest, et lorsqu'ils rencontrèrent les tribus indiennes, ils considérèrent l'horrible coutume comme une preuve de la barbarie des peaux-rouges.

Extrait de l'article de Jaques SANDERS parut en 1963 , ( trouvé sur le Net )


Date de création : 28/02/2009 @ 11:27
Dernière modification : 01/03/2009 @ 09:58
Catégorie : Indiens


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